Biographie

Je suis né le 26 juin 1967 à Saint Renan dans le Léon au Nord de Brest. J’ai passé mon enfance et mon adolescence entre Brest, le Kremlin Bicêtre (94) et Dakar (Sénégal). Je suis l’aîné d’une fratrie de quatre enfants.

Mes origines sont toutes bretonnes, léonardes par ma mère (Saint Renan, Saint Pabu), cornouaillaises par mon père (Plougastel-Daoulas). Mon père a travaillé toute sa vie à l’arsenal de Brest ; ma mère a elle alterné périodes de prise en charge du foyer et différents emplois de secrétariat.

Je suis adhérent du Parti socialiste depuis janvier 1987 aux lendemains des manifestations étudiantes contre le projet de loi Devaquet qui instaurait la sélection par l’argent à l’université. Président du Mouvement des Jeunes Socialistes en 1993, je rejoins en 1997 le cabinet de Martine Aubry, Ministre de l’emploi et de la solidarité pour suivre le dossier des emplois jeunes. Je choisis ensuite de travailler dans le secteur privé en rejoignant la direction de la société Ipsos France présidée par Jean Marc Lech et Didier Truchot.

De 2004 à 2009, je suis député européen et siège au groupe des socialistes européens. J’appartiens à la commission des affaires économiques et monétaires et deviens vice-président de la délégation pour les relations avec les États-Unis. Je suis notamment l’auteur de deux rapports importants, l’un sur la révision stratégique du FMI et l’autre sur la lutte contre les paradis fiscaux et le secret bancaire.

A l’occasion du congrès de Reims (novembre 2008), je présente la motion Un monde d’avance : reconstruire l’espoir à gauche. Candidat au poste de Premier Secrétaire, j’obtiens 22,6% des suffrages. Je suis porte-parole du Parti Socialiste de 2008 à 2012.

Je rejoins en 2009 la société d’étude que j’ai cofondée quelques années plus tôt, lefil.fr, et enseigne à l’Université de Paris 8, sous le statut de professeur associé, le fonctionnement des organisations multilatérales et les processus décisionnels dans l’Union Européenne.

Implanté à Trappes dans les Yvelines, je suis élu député de la onzième circonscription des Yvelines en juin 2012.

Je suis nommé ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire et à la Consommation dans le gouvernent de Jean Marc Ayrault. J’élabore une loi sur l’économie sociale et solidaire qui reconnaît pour la première fois les modèles économiques et la spécificité des entreprises de l’ESS. Je suis également à l’origine et fait voter une loi sur la consommation visant à mettre place des outils pour rééquilibrer le pouvoir entre consommateurs et professionnels. C’est notamment cette loi qui met en place l’action de groupe.

Je suis élu en mars 2014 conseiller municipal de Trappes.

Le 2 avril 2014, je suis nommé ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche au sein du gouvernement Valls I. Je boucle la réforme des rythmes scolaires et négocie le budget triennal qui préserve et renforce les moyens de l’école, de l’université et de la recherche jusqu’en 2017. Je lance la réforme de l’évaluation des élèves. Je quitte le gouvernement en août 2014 en réclamant une inflexion de la politique économique du gouvernement pour lutter plus efficacement contre le chômage et les inégalités.

Je reprends mon mandat de député à l’Assemblée nationale, en septembre 2014 et intègre la commission des Affaires étrangères. Je suis à l’initiative de la résolution en faveur de la reconnaissance de l’Etat de Palestine qui est votée le 2 décembre 2014 par 339 voix contre 151. Début 2015, je m’oppose à la loi Macron, poussant le gouvernement à avoir recours au 49–3. Je milite pour la reconnaissance du « burn out » comme maladie professionnelle et obtient une première avancée en juillet 2015 dans la loi Rebsamen sur le dialogue social et l’emploi. En décembre 2015, je m’oppose à l’inscription dans la constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux, qui sera finalement abandonnée.

Au premier semestre 2016, je rejette le projet de loi Travail proposé par le gouvernement et appelle à une vraie négociation avec les syndicats. Le maintien notamment de l’inversion de la hiérarchie des normes, qui permettra de moins bien rémunérer les heures supplémentaires, me conduit par deux fois, face au recours à l’article 49–3 de la Constitution, à signer une motion de censure.

Je suis le père de deux filles.

Je suis membre du XV parlementaire de rugby.