Benoît Hamon annonce 7 mesures pour soutenir et développer l’entrepreneuriat au service d’un futur désirable

Benoît Hamon, candidat à l’élection présidentielle, a présenté aujourd’hui des mesures pour soutenir et développer l’entrepreneuriat après une visite de la Ruche, espace de coworking collaboratif et incubateur.
La réussite entrepreneuriale n’est jamais l’œuvre d’un seul, elle est nécessairement collective. Elle est le fruit d’un écosystème complexe qui ne se limite pas à l’entrepreneur, mais comprend aussi la puissance publique qui met à sa disposition un système éducatif, des infrastructures, et bien souvent, sous des formes variées, des financements.
Pour Benoît Hamon, l’entreprise doit être mise au cœur du projet d’intelligence collective que nous portons pour un futur désirable.
Benoît Hamon propose 7 mesures concrètes pour faire grandir aujourd’hui les entrepreneurs au service de demain : 
Des mesures pour protéger celles et ceux qui s’engagent sur le chemin de l’entrepreneuriat quand ils prennent des risques. 
  • Permettre à chaque entrepreneur de bénéficier d’une protection contre le chômage, c’est-à-dire d’un droit à l’échec. Benoît Hamon souhaite éliminer les obstacles matériels à la création d’entreprise en créant un filet de sécurité pour tous les entrepreneurs indépendants. Outre le revenu universel, qui sera une réalité à court-terme pour les jeunes, et à moyen-terme pour tous les Français, il portera la création d’une protection chômage de base pour tous les indépendants, afin de rétablir l’équité avec les salariés.
  • Créer un climat de confiance pour faciliter la reprise d’entreprise. Chaque année, 30 000 entreprises disparaîtraient faute de repreneur. Or il s’agit d’un enjeu considérable en termes d’emplois. Pour recréer la confiance nécessaire à la transmission et à la reprise d’entreprise, Benoît Hamon propose de mettre un double dispositif sous la responsabilité de Bpifrance : la création d’une lettre de pré-garantie pour que les repreneurs puissent obtenir une garantie de la Bpifrance, et la création d’un fonds de transition des entreprises piloté par la Bpifrance.
  • Développer des Maisons des entrepreneurs, notamment dans les territoires ruraux et périphériques. Benoît Hamon veut continuer à développer ces lieux ouverts d’entraide et de collaboration entre entrepreneurs, notamment dans les territoires ruraux, les quartiers prioritaires de la politique de la ville et les Outre-mers. Ils constitueront un appui collectif pour ceux qui entreprennent. Ils créeront des liens pour ceux qui n’ont ni réseau, ni accès aux bonnes informations.
  • Renforcer les aides au développement des TPE-PME-PMI. En France, de nombreux acteurs sont dédiés à l’aide à la création d’entreprise mais peu se consacrent à l’aide au développement. Les prêts en cofinancement octroyés par Bpifrance relèvent d’une logique de partage du risque avec les banques commerciales sur des segments délaissés par les banques en raison du risque qu’ils représentent. Benoît Hamon veut élargir la capacité de Bpifrance, sous conditions, à financer seule une opération de financement d’une entreprise.
Des mesures pour encourager les entrepreneurs à construire des entreprises durables, en créant pour eux un écosystème favorable à leur réussite, dans la continuité de l’action de Benoît Hamon lorsqu’il était ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire et à la Consommation.
  • Moduler l’impôt pour favoriser les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices ou font le choix d’adopter un modèle d’intérêt général. Pour encourager les entreprises qui s’engagent pour que leur activité fasse émerger un futur désirable, Benoît Hamon propose d’introduire une dégressivité de l’Impôt sur les sociétés (IS) en fonction du taux de réinvestissement de leurs bénéfices dans l’appareil productif et pour les entreprises disposant du statut ESUS (agrément Entreprise solidaire d’utilité sociale) ou SOSE (Société à Objet Social Etendu), dont il souhaite doubler le nombre pendant son quinquennat.
  • Faire de la commande publique un outil pour soutenir les petites et moyennes entreprises, et les modèles responsables avec le Social Business Act. Benoît Hamon propose un Pacte national de la commande publique responsable entre les pouvoirs publics et les entreprises privées, afin d’encourager la création d’entreprises qui combinent performance économique et intérêt général. Ce pacte permettra, en faisant usage des marges de manoeuvre permises par le droit européen, de parvenir à une situation où au moins 50% des marchés publics français bénéficieront à des petites et moyennes entreprises, ou à des structures de l’économie sociale et solidaire.
  • Développer la solidarité entre les entreprises grâce aux monnaies alternatives inter-entreprises. Afin d’aider les entreprises à faire face à des crises des liquidités et à faciliter l’accès au crédit dans des périodes de baisse de cycles économiques, Benoît Hamon propose la mise en place d’un système de monnaie inter-entreprises calqué sur le modèle du Wir Suisse (coopérative sans but lucratif – 60 000 PME helvétiques – soit 20% d’entre elles). Par exemple, un entrepreneur en bâtiment en panne de chantier en hiver, à qui il manque de la trésorerie, pourra tout de même effectuer des travaux chez son expert-comptable en échange de monnaie inter-entreprise. En échange, cet entrepreneur pourra recevoir du comptable ou d’une autre entreprise utilisant cette monnaie, un service de valeur équivalente.