Benoît Hamon en déplacement au Portugal

Vendredi 17 et samedi 18 février, Benoît Hamon a fait le choix du Portugal pour son premier déplacement international en tant que candidat à l’élection présidentielle. Grâce à une coalition des partis de gauche au parlement, un Gouvernement socialiste a pu être formé et a mis en œuvre de véritables politiques sociales. Le Portugal apparait dès lors comme un partenaire privilégié pour construire un arc des gauches à même de relancer le projet européen.

Benoît Hamon a débuté son séjour par une visite du lycée français de Lisbonne, où il a pu rappeler le rôle fondamental de l’apprentissage de la langue française dans le rayonnement de notre culture à l’étranger. Il a ensuite rencontré Catarina Martins, députée et coordinatrice de « Bloco de esquerda », parti de gauche de la majorité parlementaire portugaise. La discussion a notamment porté sur la construction d’une position commune des gauches européennes, qui se fonderait sur le refus des politiques d’austérité et la mutualisation des dettes en Europe.

Benoît Hamon s’est ensuite entretenu avec les représentants des principaux syndicats portugais, qui lui ont confirmé l’effet positif des politiques sociales mises en œuvre au Portugal. Il a enfin passé la soirée avec la communauté française de Lisbonne, avant d’entamer sa seconde journée de visite par un petit-déjeuner avec nos entrepreneurs expatriés.

Il a également rencontré João Goulão, directeur du SICAD (Service d’intervention sur les comportements addictifs et les dépendances) pour évoquer le modèle portugais de dépénalisation des drogues, et notamment du cannabis. Grâce à une politique axée sur la santé publique plutôt que le tout répressif, le Portugal est en effet parvenu en 10 ans à réduire la consommation et à mieux accompagner les personnes dépendantes.

Après avoir été reçu par Fernando Medina, Maire de Lisbonne, Benoît Hamon a conclu son séjour par un tête-à-tête avec António Costa, Premier Ministre du Portugal. Ils ont évoqué ensemble l’idée d’une relance du projet européen à travers un traité budgétaire, qui laisserait toute sa place à la démocratie en créant une assemblée parlementaire de la zone euro.