Communiqué de presse : Benoît Hamon rappelle son opposition constante au CETA

Le Parlement européen a ratifié, aujourd’hui 15 février, par 408 voix contre 254, le CETA – ou Accord économique et commercial global – signé le 30 octobre dernier avec le Canada.

Benoît Hamon s’est toujours opposé à ce traité qui remet en cause nos préférences collectives en matière sociale et environnementale au nom du dogme du libre-échange. Grâce au combat mené par Paul Magnette, le ministre-président socialiste de la Wallonie, et à la mobilisation citoyenne, certaines des conséquences les plus nuisibles de l’accord ont été améliorées. C’est le cas pour le mécanisme d’arbitrage des différends entre investisseurs et État. Cependant, ce nouveau mécanisme ne protège ni des conflits d’intérêts, ni de l’atteinte au droit des États et de la démocratie.

Il n’est pas possible d’accepter un traité dont les négociations se sont faites dans l’opacité, et dont les conséquences seraient notamment la possible libéralisation d’un certain nombre de services publics, la menace que l’augmentation des quotas d’importation des produits agricoles canadiens sans droit de douane fait peser sur les agriculteurs européens ou encore le manque de clauses écologiques contraignantes dans le traité, qui lui a valu d’être qualifié de « climaticide » par Nicolas Hulot.

Benoît Hamon se félicite du vote unanime contre le CETA des membres de la délégation des socialistes français au Parlement européen.

Elu Président de la République, Benoît Hamon suspendra immédiatement l’application du traité, et s’attachera à ne pas voir de tels accords, tels le TAFTA et le TISA, aboutir. L’Union européenne doit être le moyen de renforcer la convergence sociale, fiscale et environnementale, pas de fragiliser notre modèle social.