4e Plan Cancer : prévention, accès égal aux traitements, accompagnement des malades

Communiqué de presse

Benoit HAMON annonce qu’il mettra en œuvre un 4ème PLAN CANCER en cas de victoire.

Derrière ce mot terrible se cache des drames, des tristesses, des souffrances et des espoirs, pour beaucoup de Français. Première cause de mortalité en France avec 150 000 décès et 385 000 nouveaux cas en 2015, le cancer concerne chacun-e d’entre nous de près ou de loin.
La lutte contre ce fléau est un défi permanent pour nos sociétés qui ne peut se résoudre que dans le temps en redoublant nos efforts en matière de prévention et de soins.

Le 3ème plan cancer dont l’objectif principal est de lutter contre les inégalités est un acquis fort du quinquennat de François HOLLANDE. Il sera poursuivi et accentué.
Nous mettrons en œuvre un 4ème plan cancer. Du premier plan sous la houlette de J. CHIRAC et L.JOSPIN jusqu’à celui impulsé par François HOLLANDE, la mobilisation de tous les acteurs concernés a permis de réduire « la perte de chance ». Beaucoup a été fait ces cinq dernières années, le droit à l’oubli pour les personnes guéries, le don de jours RTT pour aider à vivre avec sa maladie. Depuis 2012, la lutte contre les inégalités est une priorité. Il faudra la poursuivre ardemment par ce quatrième plan fondé sur les piliers suivants :

1) Le pilier santé environnement c’est prévenir et lutter contre l’exposition à des substances cancérogènes.

L’activité physique constitue un moyen de demeurer en bonne santé. Mais elle peut aussi contribuer à diminuer le risque de rechute et aider les malades à mieux supporter la maladie. Installer une pratique d’activité physique adaptée aux patients à la même hauteur que d’autres prescriptions par l’admission au remboursement, par la reconnaissance de structures labellisées « sport et santé », par l’encouragement des employeurs à favoriser cette pratique peut permettre de réduire considérablement la maladie et ses effets.

Le tabagisme et l’alcool continuent leur œuvre morbide auprès d’un grand nombre de nos concitoyen(e)s, avec respectivement 73 000 et 50 000 décès attribués. En complément des mesures fortes prises au cours du quinquennat (paquet neutre, hausse du prix du tabac, …), il nous faut donner aux français les moyens d’adopter des comportements à moindre risque. Connaître, comprendre et agir pour préserver sa santé cela s’apprend. La promotion de la santé à l’école notamment en déployant un réel parcours éducatif en santé est un moyen puissant. A plus court terme, il importe de faire strictement respecter la loi qui interdit la vente de tabac et d’alcool aux mineurs et d’engager de vastes campagnes d’information et d’actions de prévention. La légalisation du cannabis (interdit pour les mineurs) permettra enfin d’engager une véritable politique de prévention en lui affectant les centaines de millions d’euros aujourd’hui consacrés à la lutte contre les trafics. La toxicité du cannabis mis sur le marché sera également mieux contrôlée.

Prévenir le cancer, c’est aussi lutter avec fermeté contre l’exposition à des produits toxiques dans sa vie quotidienne, dans l’alimentation, l’air que l’on respire, et dans l’exercice de sa profession. L’interdiction des pesticides nocifs protégera non seulement les consommateurs mais aussi les agriculteurs et leurs familles qui y sont surexposés. La même détermination sera employée dans la lutte contre tous les perturbateurs endocriniens dangereux eux-aussi à l’origine de maladies graves dont certains cancers, en France et à l’échelle de l’Union européenne.

2) Le pilier de la lutte contre les inégalités c’est rendre accessible à tous les traitements du futur.

La recherche a fait des progrès fulgurants dans ce domaine. L’innovation thérapeutique et la révolution génomique sont prometteuses. Cependant les coûts de certains traitements sont parfois exorbitants. L’accès à ses molécules qui représente un espoir pour les malades doit être garanti par la puissance publique. Plusieurs mesures y contribueront.

– Pour plus de transparence, les associations de patients, les professionnels de santé et les élus de la République devront être associés au processus de fixation des prix.

– C’est aligner les prix des nouveaux médicaments moins utiles sur ceux qui existent déjà (et dont le service médical rendu est équivalent) pour recentrer le financement public vers les nouvelles molécules les plus efficaces.

– Enfin, si jamais certains laboratoires refusaient de baisser leur prix, je n’exclue pas d’en autoriser d’autres à produire ces médicaments innovants sous forme de génériques grâce au levier légal de la « licence d’office » autorisée par l’organisation mondiale du commerce depuis plus de quinze ans quand la santé publique d’un pays l’exige.

3) Le pilier humain c’est aussi soulager la fin de vie.

Parce que l’issue du cancer, malgré l’augmentation des guérisons et les progrès sur la prise en charge de la douleur, peut être fatale, de grands progrès ont été réalisés dans notre pays en matière de soins palliatifs. Pour permettre une fin de vie digne pour les personnes atteintes d’une maladie incurable et qui le demandent, je créerai le droit à une aide médicale à mourir. La dignité est un droit primordial qui doit être garanti tout au long de la vie, y compris dans les moments les plus difficiles.

Le QUATRIEME PLAN CANCER c’est lutter contre la maladie sur tous les fronts.
– Renforcer la prévention notamment par l’activité physique et l’éducation à la santé,
– Lutter contre les inégalités territoriales d’accès aux soins mais aussi de dépistage,
– Favoriser l’accès à l’innovation notamment thérapeutique,
– Continuer à améliorer les conditions de vie des patients malades et guéris.
– Poursuivre les efforts de recherche pour mieux comprendre la maladie.

Benoit Hamon rencontrera dans les semaines qui viennent des personnes malades et des professionnels de santé pour approfondir la réflexion.