Benoît Hamon présente ses propositions sur l’éducation et la culture

La lutte contre les inégalités à l’école, l’accès à culture sur tout le territoire et le soutien à la recherche figurent parmi les priorités du candidat présentées en conférence de presse mardi.

« Tout le monde doit pouvoir réussir quelque soit son milieu social ». Benoît Hamon affirme son objectif principal : la lutte contre les inégalités. Il veut limiter le nombre d’élèves à 25 par classe en CP, CE1 et CE2, et à 20 élèves dans les établissements du Réseau d’éducation prioritaire. Pour favoriser la mixité sociale, son projet propose une réforme des affectations. Les familles formuleront plusieurs choix d’établissement scolaire et les élèves seront ensuite répartis dans les différents collèges et lycées selon le critère de la mixité sociale. « Il faudra aussi ouvrir des discussions avec le privé pour voir leur volonté de participer à ce processus » a ajouté Benoît Hamon. Autre inégalité criante : celle des devoirs à la maison. Selon leur situation familiale, financière et culturelle, tous les élèves n’ont pas droit au même possibilités de soutien à la maison. Benoît Hamon veut créer un service public de l’aide aux devoirs pour donner les mêmes chances à tous.

A l’université, le candidat veut renforcer l’efficacité des dispositifs d’orientation, notamment en assurant un suivi des étudiants avant et après le bac. Le but : mettre fin aux amphis bondés et au taux d’échec important (40%!) en première année. Il propose aussi une réforme du premier cycle un y introduisant un tronc commun. Objectif : « faciliter les passerelles entre les filières, notamment en cas de mauvaise orientation » explique-t-il.

« L’art n’est pas à mes yeux une réjouissance solitaire » disait Albert Camus. Benoît Hamon reprend cette citation à son compte et énonce sa priorité : l’émancipation des citoyens par la culture dans une société où, grâce au revenu universel et au partage du travail, nous aurons davantage de temps libre. Pour cela, il propose de soutenir l’offre culturelle sur tous les territoires, surtout sur ceux où elle y est réduite en donnant plus de moyens aux collectivités grâce à des « contrats de plan » signés avec l’État mais aussi via la généralisation des « Fabriques de Culture », espaces de travail indépendants dédiés à la création artistique et culturelle, à l’expérimentation et à la recherche. Benoît Hamon souhaite également construire un statut de l’artiste qui ne concerne plus seulement les artistes du spectacle vivant, à travers l’intermittence, qui doit être préservée. Ce statut devra être envisagé dans le cadre du statut de l’actif.