Devant une salle bondée à Nancy, Benoît Hamon fait œuvre de cohérence

C’est dans une salle archi-comble – à tel point qu’il fallut en ouvrir une deuxième pour une retransmission en direct – que Benoît Hamon a été accueilli au Campus de Nancy de Sciences Po, ce vendredi, pour un meeting attendu et confirmant la dynamique de la campagne.

« Je n’ai aucune vérité, je propose une option »

Pendant plus d’une heure, face à une salle attentive et enthousiaste, Benoît Hamon a rappelé ses fondamentaux, ses « options » qu’il propose à la France et aux français pour les cinq années à venir. Refusant le mythe de l’homme providentiel – interrogeant qui, parmi ses adversaires politiques, l’aurait été dans le passé ? – il trace un projet présidentiel cohérent et exhaustif avec, en son cœur, les questions du travail, de la démocratie, de l’écologie et du social.

Repenser notre rapport au travail

Le progrès technologique, et les suppressions d’emploi qu’il sous-tend, va obliger à repenser le partage du travail détaille ainsi le candidat. Au modèle actuel, où ceux qui sont heureux d’aller au bureau tous les matins décident des « lois travail » pour ceux qui sont confrontés à la souffrance au travail ou au chômage, Benoît Hamon propose une alternative : l’abandon de la course de la croissance, le partage du temps du travail et le revenu universel d’existence.

Quel est l’air que respirerons nos enfants ?

Très applaudi sur ces questions, dénonçant la continuelle fabrique du doute par les lobbys, Benoît Hamon propose, pour développer l’innovation sociale et solidaire et notamment dans le secteur de la santé, de réformer le financement par l’impôt de la recherche. Mais surtout, toujours face à l’influence de ces lobbys, d’inscrire dans le marbre la nécessité de la défense de notre environnement en constitutionnalisant les biens communs.