Rassembler une gauche divisée pour construire l’alternative à la droite

Je prends acte de la décision du Président de la République de ne pas se représenter devant le suffrage des Français. Par cette décision que je salue, François Hollande assume avec lucidité le fait qu’il n’est plus en mesure de rassembler la gauche. Lucide, le Président l’a aussi été sur la déchéance de nationalité. C’était une erreur de laisser la gauche céder sur ses valeurs et je ressens un vif soulagement à voir ce soir cette erreur reconnue. Malgré mes désaccords avec François Hollande, et ils furent nombreux, je salue son choix du renoncement, courageux et unique dans l’histoire de la Vème République.

Ce soir, la tâche qui nous incombe est immense. Il nous faut rassembler une gauche divisée. Face au programme sans équivoque de régression proposé par la droite et l’extrême droite, nous avons besoin, plus que jamais, d’une gauche forte et sans hésitation. Femmes et hommes de gauche, humanistes, portés par la pensée progressiste, confiants et décidés à lutter, à tous, voici notre but : construire enfin l’alternative. Une alternative à la pensée néolibérale, conservatrice, identitaire et xénophobe.

Cette alternative, pour être crédible, devra s’attacher à réunir toutes les sensibilités : sociale, écologique, et citoyenne. C’est tout le sens de ma candidature au primaire de la gauche. Comme je l’ai fait depuis l’annonce de ma candidature, je continuerai de parler à la France inaudible, à cette France qui demande qu’on réponde à l’urgence sociale, écologique et démocratique.