A la rencontre des salariés en lutte de Latécoère : Benoît Hamon soutient le mouvement social

Cette semaine, Benoît Hamon a rencontré les salariés de l’usine de Périole, du groupe Latécoère, un sous-traitant d’Airbus. Ces salariés et leurs représentants syndicaux, au premier rang desquels la CGT, se mobilisent contre la direction du groupe, qui a annoncé un plan de sauvegarde de l’emploi début juin 2016, et prévoit la fermeture partielle ou totale de plusieurs sites et la suppression de plus de 200 emplois.

Ce plan s’inscrit dans la stratégie « Transformation 2020 » du groupe, et envisage la fermeture totale d’un site à Tarbes, mais aussi le transfert d’une partie des activités du site de Périole, pour s’installer plus en périphérie de Toulouse. De 170 à 250 suppressions de postes sont évoquées par les représentants des salariés. Si le transfert d’une partie de l’activité sur le site de Gimont est prévu, les syndicats pointent la menace de fermeture, à terme, de ce site. En effet, une usine va être construite en Bulgarie, ce qui pourra entraîner un transfert de nombreuses activités de la France vers l’Est de l’Europe.

Au-delà des conséquences évidentes de ces suppressions de postes sur la vie de nombreux travailleurs de l’équipementier, nous condamnons un démantèlement progressif du cœur de l’activité de la société, via la fermeture de l’une des filiales, et un abandon progressif de savoir-faire et d’innovation, alors même que ce secteur de l’industrie française est extrêmement performant.

Tandis que ses résultats s’améliorent (hausse du chiffre d’affaire de 8,6% au 30 septembre 2016 par rapport à l’année précédente), Latécoère fait le choix de réduire brutalement sa masse salariale pour contenter ses actionnaires. Cette situation fait écho à la suppression de postes annoncée récemment par Airbus, qui pourtant affiche un bénéfice net de 2,7 milliards d’euros en 2015, en hausse de 15%.

Avec Benoît Hamon, nous faisons le choix de nous ranger du côté des travailleurs, en ce qu’il existe un lien consubstantiel entre la gauche et le mouvement social. Face à l’indécence d’une partie du patronat, et à la facilitation des licenciements permise par le gouvernement depuis 2012, nous devons défendre l’emploi et l’innovation technologique en France.