Journée mondiale du sida : informer pour mieux sensibiliser

Le 1er décembre dernier s’est tenue la 29ème  édition de la journée mondiale de lutte contre le SIDA. A cette occasion il convient de rappeler que la bataille n’est pas gagnée. Plus de 36,7 millions de personnes vivent actuellement avec le virus et 2,1 millions de nouveaux cas ont été détectés en 2015.

Dans ce contexte, il est urgent d’encourager activement la recherche pour améliorer les traitements existants. Des avancées considérables ont déjà été réalisées mais les remèdes sont lourds et leur coût élevé ne permet pas à tous d’y avoir accès. Seuls 46% des malades peuvent en effet aujourd’hui bénéficier de la thérapie antirétrovirale dans le monde.

Alors que des essais prometteurs, qui pourraient à terme conduire à la mise au point d’un vaccin, ont été effectués l’an passé, il est de notre devoir de soutenir les avancées permettant une meilleure connaissance du virus.

L’amélioration de la santé publique passe avant tout par l’information. C’est pourquoi, suite aux polémiques suscitées par les campagnes d’affichage nous tenons à réaffirmer que la prévention doit être au cœur de la politique de lutte contre le SIDA. Depuis la première campagne et son célèbre slogan « le SIDA ne passera pas par moi » menée en 1987, le taux de dépistage s’est fortement accru. Ainsi, le nombre de personnes touchées par la maladie a-t-il diminué, grâce à une communication efficace. Cependant la sensibilisation reste un moyen d’action essentiel alors que les professionnels de santé s’inquiètent de la recrudescence des pratiques à risque notamment chez les jeunes. Un sujet d’une telle importance ne doit pas laisser la place aux controverses, car la santé publique nous concerne tous.

Pour combattre le VIH, nous devons tous rester mobilisés, soutenir et diffuser largement les campagnes de prévention ainsi qu’accompagner dans la durée les travaux de recherche.