[AFP] « Je ne serai plus jamais socialiste sans être écologiste » – Benoit Hamon

Vous trouverez ci-dessous la dépêche AFP du 22/11/2016 :

Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche organisée par le PS, a affirmé mardi qu’il ne serait « plus jamais socialiste sans être écologiste », une manière de se démarquer de son concurrent, Arnaud Montebourg.

« Pour moi, ce n’est pas un engagement électoral, de premier tour », a déclaré le député des Yvelines, en présentant ses propositions écologistes, dont la sortie du diesel et le passage à 50% d’énergie renouvelable d’ici à 2025.

« Quiconque ne ferait pas place à l’écologie dans son programme politique, à des exigences en matière environnementale et écologique, qui n’intègrerait pas en grande partie ce que je dis, n’aura pas mon soutien. Je ne me rallierai pas à un programme politique productiviste », a-t-il ajouté, en allusion à peine voilée à son concurrent à la primaire, Arnaud Montebourg.

« Je me sens des proximités en partie avec Jean-Luc Mélenchon, en partie avec Yannick Jadot, avec Arnaud Montebourg sur certains aspects de son programme, Delphine Batho, Ségolène Royal… », a-t-il détaillé.

« Je me sens aussi des différences quand on pense qu’il faut continuer à faire du diesel, que l’on peut s’autoriser une petite décennie supplémentaire à faire de la pollution », a renchéri M. Hamon, affirmant qu’il ne serait « plus jamais socialiste sans être écologiste ».

« Si je dis que ce qui est en jeu c’est la planète, ce n’est pas pour considérer le 22 janvier (au soir du 1er tour, ndlr), si je n’étais pas au second tour, que la planète n’est plus en danger », a poursuivi le député, qui estime que « la question écologique est intimement liée à la question sociale ».

Mardi, M. Hamon a détaillé 12 propositions, parmi lesquelles on trouve aussi le lancement d’un « plan de rénovation énergétique des bâtiments publics et privés » et d’un « plan national +zéro déchet+ » axé sur l’économie circulaire, la lutte contre « les pesticides et les perturbateurs endocriniens » ou encore l’instauration d’une « TVA différenciée pour produits les plus vertueux » en matière environnementale.