En finir avec les inégalités salariales femmes-hommes

Les inégalités de genre dont sont victimes les femmes se retrouvent dans leurs salaires. Benoît Hamon, engagé pour les droits des femmes, avance des propositions pour enfin mettre un terme aux discriminations au travail.

Ce lundi 7 novembre, à 16h34, les Françaises ont cessé de travailler, à l’appel du collectif féministe Les Glorieuses. En considérant que l’écart salarial entre les femmes et les hommes est estimé à 19.2% selon le gouvernement, les femmes commenceraient, en moyenne, à travailler bénévolement à partir de cette date.

Ces inégalités de salaire apparaissent également à l’échelle mondial. Dans son rapport sur les inégalités de genre de 2016, le Forum Économique Mondial a déterminé qu’en continuant à ce rythme, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes serait atteinte, au niveau mondial, en 2186. La France, loin d’être un modèle en matière d’égalité femmes-hommes, se classe à la 17e place sur les 144 pays étudiés, et même à la 134e place si l’on ne prend que l’inégalité salariale en compte.

La loi du 4 août 2014 sur l’égalité réelle, même si elle va dans le bon sens, ne suffit pas à combattre les discriminations dont sont victimes les femmes dans leur vie professionnelle. Elles doivent effectivement faire face à d’importantes violences économiques. 80% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes, celles-ci accèdent plus difficilement à des postes à responsabilités (il n’y a par exemple qu’une seule dirigeante d’entreprise du CAC40) et à poste égal, elles sont toujours payées environ 10% de moins que leurs homologues masculins. Ces différences de revenus se poursuivent après le temps du travail. À la retraite, la pension des femmes est en moyenne inférieure de 700€ à celle des hommes.

Invité par le magazine Causette le 26 septembre, Benoît Hamon a évoqué ses propositions pour l’égalité salariale : renforcement des peines encourues pour les discriminations au travail, renforcement des moyens de l’Inspection du Travail pour contrôler les entreprises en infraction, facilitation des actions de groupe contre ces discriminations, application du principe du « name and shame  » pour les entreprises qui ne respectent pas la parité et l’égalité des salaires, et durcissement de la lutte contre le harcèlement sexiste et sexuel.

Résolument féministe, Benoît Hamon veut que les mesures sociales qu’il propose, comme le revenu universel, la réduction du temps de travail, ou la création d’un réel service public de la petite enfance, participent à la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes.