Mourir dignement est un droit

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Benoît Hamon, par sa présence auprès des associations défendant le droit à une fin de vie digne et sans souffrance, réaffirme son soutien à la société civile engagée pour le droit à mourir dans la dignité. Aux côtés de Jean-Luc Roméro, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, il en a profité pour revenir sur une des promesses de François Hollande et prononcer son soutien à un prolongement de la loi Claeys-Léonetti, pas encore assez ambitieuse.

Retour sur un engagement de François Hollande

Rappelons nous de la promesse de campagne du Président Hollande sur le droit à finir sa vie dans la dignité. Pour aller dans ce sens, la loi Claeys et Léonetti votée en février 2016, complète le droit à l’arrêt des soins, précise le cadre juridique du consentement du malade et surtout crée un nouveau droit, qu’est « la sédation profonde et continue », mais uniquement en cas de pronostic vital engagé. En revanche, le suicide assisté et l’euthanasie demeurent interdits. Elle ancre donc définitivement une culture du soin palliatif, en reconnaissant que la mort doit être entourée de soins spécifiques comme l’est la naissance, en rappelant que parfois soigner n’est pas guérir, et qu’il s’agit de soigner non pas une maladie mais une personne malade, en réduisant sa souffrance.

Une volonté d’aller plus loin, pour une véritable aide médicale à mourir

Cependant, le choix des deux députés porteurs de la loi, évoquant un « droit à dormir avant de mourir », est une façade. Autoriser la dénutrition et la déshydratation, refuser l’euthanasie en voulant « occulter l’intentionnalité du décès dans le masque du sommeil » pour reprendre les mots du sociologue Philippe Bataille, est une façon pour ceux-ci d’éviter un débat majeur.

Benoît Hamon appelle donc à une clarification et à une évolution de notre droit pour une véritable aide médicale à mourir pour toutes les personnes atteintes d’une maladie incurable, au moment où elles le souhaitent, et non plus seulement lorsque le pronostic vital est engagé à court terme.

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