Société générale, halte au plan de restructuration

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Benoît Hamon était cette semaine à Nancy, aux côtés au député de Meurthe-et-Moselle Hervé Féron, pour discuter avec les délégués syndicaux de la CFDT de la volonté de la Société Générale de supprimer 103 emplois sur le site de Nancy.

Le 5 août 2015, la Société Générale a annoncé un plan d’économie de 850 millions d’euros sur 2 ans pour les années 2016–2017. Derrière ce plan d’économie se cache la suppression massive d’emplois : la fermeture d’une agence sur cinq à horizon 2020 entraînera la destruction de près de 2.000 emplois, et la cessation de nombreux services administratifs touchera 910 salariés et supprimera 550 postes.

La Société Générale a dégagé 25,6 milliards d’Euros de produit net bancaire en 2015, soit 2 milliards de plus qu’en 2014, et les dividendes versés aux actionnaires, en 2016, ont été de 1,612 milliards d’euros. Il faut également rappeler que la Société Générale a bénéficié de 38 millions d’euros de la part du CICE, censé créer des emplois. Benoît Hamon a exprimé son opposition forte à cette stratégie aux conséquences dramatiques pour les travailleurs et les territoires et allant à l’encontre de tout réalisme économique. Il a rappelé l’irresponsabilité que représente la suppression de 2.550 postes dans un pays avec 3,6 millions de chômeurs en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité, ainsi que la dégradation des conditions de travail qui en résulte.