Dans les Bouches-du Rhônes, les habitants inquiets pour leur environnement

Benoît Hamon était aujourd’hui en déplacement dans les Bouches-du-Rhône pour rencontrer des acteurs engagés de la protection environnementale.

Coup d’oeil sur les acteurs  rencontrés Jeudi

Au cours de la matinée, le candidat à la primaire a pu échanger avec le collectif Nation Ocean à l’initiative du mouvement d’opposition au rejet des boues rouges. Edouard Baldo, Benoît Payan mais également Patrick Menucci s’étaient déplacés pour pouvoir discuter avec Benoît Hamon. Une visite a, par la suite, était effectuée à l’usine de Gémenos, une coopérative de thé et d’infusion spécialisée dans le circuit-court.

Après avoir pique-niqué avec des habitants de la cité de la Rougière, des acteurs sociaux et militants associatifs, Benoît Hamon est allé à la rencontre d’associations qui luttent chaque jour pour la préservation de l’environnement. Air Paca mais aussi l’Association Santé Environnement (ASEF), ou encore Totem Mobi, étaient présentes pour échanger sur les solutions à mettre en place tant au niveau local qu’au niveau national.

Alors que les discours climatosceptiques sont de plus en plus audibles sur la scène politique, Benoît Hamon a réexprimé à Marseille sa détermination à faire de la transition écologique une priorité. Car le changement climatique n’est pas une théorie, c’est une réalité. La communauté scientifique a attiré notre attention sur l’extrême probabilité d’un impact environnemental des activités humaines. Si nous ne faisons rien, le changement climatique sera la cause d’environ 250 000 morts par an dans le monde entre 2030 et 2050. Que les conséquences soient globales (montée des eaux), ou locales (inondations, sécheresse, cyclones), nous sommes toutes et tous concernés, tout particulièrement les populations défavorisées, qui restent les plus vulnérables.

Repenser notre modèle de production et de consommation

Dans ces conditions, il est urgent de repenser notre modèle de production et de consommation. Le modèle productiviste va à l’encontre du principe de sobriété écologique, pourtant indispensable pour préserver nos ressources. La course à la croissance est responsable de l’aggravation des émissions de gaz à effet de serre : cette hausse s’est accélérée de 2,2% par an entre 2000 et 2010. Dans le même temps, les températures ont augmenté de près d’un degré en un siècle. Aujourd’hui, nous sommes face à un enjeu majeur : il faudra diminuer de 70 % les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2050 pour contenir la hausse moyenne des températures en dessous de 2°C.$

Quelles solutions pour assurer la transition écologique ?

Ce sont des actions concrètes que porte Benoît Hamon, tant sur les causes que sur les conséquences du changement climatique. La transition vers une société respectueuse de l’environnement nécessite qu’on transmette des valeurs écologiques aux générations futures, pas uniquement des indicateurs économiques à court terme. Pour cela, Benoît Hamon souhaite mettre en place un financement par la fiscalité écologique pour taxer les entreprises qui tirent des profits des biens communs, comme l’eau, l’énergie ou les forêts. Cela permettra de répartir plus équitablement les bénéfices issus de l’utilisation des ressources naturelles, dans un souci de justice sociale. Cela ne suffit pas : il faut aussi adopter une politique incitative pour encourager les ménages à ne plus consommer et d’énergies fossiles et à se tourner vers une électricité propre, et les entreprises à adopter des modes de production propres. Mener la transition écologique, c’est aussi changer nos comportements et nos habitudes de consommation en profondeur en encourageant la localisation des échanges, du commerce et de la production ou encore le développement de transports en commun électrique pour développer une mobilité non polluante.