Rendez-vous de l’histoire à Blois : apprendre du passé pour retrouver le sens de la modernité

Samedi, Benoît Hamon était à Blois pour participer aux Rencontres de l’Histoire, mais aussi pour échanger avec celles et ceux qui font vivre la campagne et ses idées.

Lors de sa rencontre avec les militants, et de sa participation à l’émission des Rencontres de l’Histoire, le candidat à la primaire de la gauche a rappelé la situation, critique et paradoxale, dans laquelle nous nous trouvons depuis Trente ans. Nous vivons dans une économie d’abondance mais cette économie met de côté un grand nombre de travailleurs. En Europe, entre 2000 et 2010, 7,6 millions d’emplois ont disparu sous l’impact direct des nouvelles techniques.
Lors de sa rencontre avec les militants, et de sa participation à l’émission des Rencontres de l’Histoire, le candidat à la primaire de la gauche a rappelé la situation, critique et paradoxale, dans laquelle nous nous trouvons depuis Trente ans. Nous vivons dans une économie d’abondance mais cette économie met de côté un grand nombre de travailleurs. En Europe, entre 2000 et 2010, 7,6 millions d’emplois ont disparu sous l’impact direct des nouvelles techniques.

Prenons le temps de comprendre avant de juger

Le jugement de la doxa néolibérale consiste à dire que le progrès technique, avec la création de nouveaux secteurs d’activités, va permettre des créations d’emplois qui seront en nombre supérieur à celui des emplois détruits à cause la disparition des anciens secteurs économiques. Il s’agit là d’une illusion.

Dans la logique de cette illusion la France devrait diminuer la protection de ses travailleurs et abandonner son modèle social puisque le progrès technique va créer de nouveaux débouchés. On sait maintenant que les nouvelles techniques, qui inondent ces secteurs, effectuent un travail à haute valeur ajouté en se passant allègrement d’une force de travail humaine.  Le respect de cette illusion néolibérale a eu des conséquences plus que néfastes en France: alors même que la production augmente de manière radicale le taux de chômage est passé de 2.9% en 1975 à 10,5% aujourd’hui sur le territoire métropolitain.

   “J’ai connu un temps où le mot moderne avait le sens de meilleur” (Georges Bernanos).

Si la modernisation des techniques a permis de faire croître la production elle a en revanche mis sur le côté de nombreux travailleurs et continue de le faire. Le constat est donc sans appel, puisque la croissance économique ne reviendra pas dans les pays développés il est temps d’entamer notre transition social et écologique pour que le modèle économique de demain puisse renouer le fil qui existait auparavant entre la modernité et le progrès.

De la même manière que le Conseil National de la Résistance a su réinventer la modernité en instaurant la Sécurité sociale, la transition que nous mettrons en oeuvre, aura comme premier acte l’instauration d’un revenu universel.