Alstom, un sauvetage uniquement symbolique : Benoît Hamon était l’invité politique de la matinale France Inter avec Léa Salamé

Invité politique de Léa Salamé sur France Inter, Benoît Hamon constate que les solutions proposées par le gouvernement face aux problèmes économiques, sociaux et écologiques appartiennent au monde d’hier.

L’’initiative tardive du gouvernement de s’emparer du dossier Alstom par la commande de nouvelles rames de TGV, s’inscrit dans la perspective de préserver les emplois avant l’élection présidentielle. Le caractère uniquement symbolique du sauvetage du site démontre l’absence de véritable politique industrielle au cours du quinquennat de François Hollande.

Le même schéma qu’Alstom se profile aujourd’hui pour la reprise de l’usine Ecopla, placée en liquidation judiciaire il y a deux ans, abandonnée par son actionnaire. Face aux appels des salariés, de la société civile et des élus depuis deux ans, l’Etat est resté dans une posture d’impuissance. La Cour d’appel de Grenoble se prononce aujourd’hui sur l’offre de reprise en SCOP par les salariés, de cette entreprise leader européen de la production de barquettes en aluminium.

Si la politique industrielle du gouvernement connaît ces ratés, c’est tout simplement parce qu’elle s’est construite par l’illusion d’un retour de la croissance économique.  Penser le monde de demain avec un cadre de pensée productiviste et consumériste hérité des Trente Glorieuses, c’est abandonner l’idée d’une véritable transformation de la société et de l’économie.

L’Etat doit anticiper et soutenir de nouvelles manières de produire et de consommer socialement et écologiquement soutenables. Appuyons-nous sur la transition énergétique mais également sur une révolution de la protection sociale face aux mutations du travail et aux progrès de l’automatisation des tâches.